Le tribunal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique, situé à Sidi M’hamed, a décidé aujourd’hui de reporter l’audience du procès de l’ex-ministre de la Culture, Khalida Toumi, au 10 avril. L’ancienne responsable, qui a occupé le poste de ministre de la Culture pendant plusieurs années, est accusée dans une nouvelle affaire de corruption liée à des contrats suspects portant sur des activités culturelles.
Affaire Khalida Toumi : le procès reporté au 10 avril en raison de son absence
Khalida Toumi, qui est jugée en compagnie de plusieurs anciens responsables du ministère de la Culture, fait face à des accusations graves qui s’inscrivent dans le cadre de la loi 06/01, la loi sur la lutte contre la corruption et sa prévention. Cette loi vise à lutter contre les pratiques de corruption et de mauvaise gestion au sein des institutions publiques. L’affaire concerne des contrats douteux dans le secteur culturel, et les accusations portent principalement sur des malversations financières impliquant des fonds publics.
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L’audience de ce jour a été reportée en raison de l’absence de Khalida Toumi, qui n’a pas pu se présenter devant le tribunal pour des raisons de santé. Ce report a créé une certaine attente chez les observateurs et les citoyens, qui suivent de près les rebondissements de cette affaire qui touche une figure de proue de la politique culturelle en Algérie.
Nouvelles accusations de corruption et enjeux pour la transparence publique
Il est utile de rappeler que Khalida Toumi n’est pas à sa première comparution devant la justice. En effet, elle avait déjà été condamnée dans des affaires similaires. En 2019, elle avait été condamnée par le Conseil de la justice d’Alger à une peine de quatre ans de prison, dont deux ans et demi ferme, pour des faits de mauvaise gestion de sa fonction, d’octroi d’avantages injustifiés et de détournement de fonds publics. Ces accusations concernaient notamment l’organisation d’événements culturels et la gestion des ressources financières affectées à ce secteur lorsqu’elle était en poste.
Cette condamnation faisait suite à une série d’enquêtes menées sur la gestion des fonds publics dans le domaine culturel. Le ministère de la Culture avait été impliqué dans des contrats opaques et des décisions controversées pendant sa gestion. L’affaire avait suscité de vives réactions, en particulier dans le milieu culturel, où beaucoup estimait que ces pratiques nuisaient à l’image du secteur.
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Le procès en cours porte sur de nouvelles accusations, et les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur ces affaires de corruption qui touchent les plus hauts niveaux de l’État. La date du 10 avril marquera un nouveau chapitre dans cette saga judiciaire, avec de nouvelles révélations possibles sur la gestion du ministère de la Culture pendant le mandat de Khalida Toumi.
L’affaire soulève également des questions sur la transparence et la responsabilité au sein des institutions publiques, et les citoyens suivent de près les décisions de la justice. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour l’ex-ministre et pour l’Algérie, qui cherche à renforcer son cadre de lutte contre la corruption et à restaurer la confiance dans ses institutions.
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