Le système des allocations familiales en France pourrait connaître un bouleversement majeur. Une proposition de loi visant à accorder cette aide dès la naissance du premier enfant a été adoptée en commission des affaires sociales. Si elle est validée par le Parlement, cette mesure marquerait un tournant significatif dans la politique familiale française.
Actuellement, les allocations familiales sont réservées aux foyers ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans. Cette règle, en place depuis l’après-guerre, visait à encourager la natalité et à soulager financièrement les familles nombreuses.
Cependant, avec l’évolution des structures familiales, marquées par une augmentation des foyers monoparentaux et des familles avec un seul enfant, cette politique semble de plus en plus inadaptée.
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La réforme prévoit donc d’étendre les allocations dès le premier enfant, sous la forme d’une aide forfaitaire de 70 euros par mois. Ce montant ne dépendrait ni des revenus des parents ni du nombre d’enfants dans le foyer. Toutefois, seuls les enfants nés après l’adoption de la loi seraient éligibles.
Un enjeu démographique majeur
Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de « réarmement démographique » défendue par le gouvernement français. Avec un taux de fécondité de 1,68 enfant par femme, bien inférieur aux 2,3 enfants souhaités en moyenne par les Français, la France cherche à relancer sa natalité. L’objectif est de lever les freins économiques qui peuvent dissuader certains foyers d’avoir un premier enfant.
L’un des principaux défis de cette réforme réside dans son coût. L’extension des allocations familiales représenterait une dépense supplémentaire de 13 milliards d’euros, soit l’équivalent du budget actuel des allocations.
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Pour éviter une explosion des finances publiques, des ajustements pourraient être envisagés, notamment une réévaluation des aides accordées aux familles nombreuses.
Bien que la commission des affaires sociales ait donné son feu vert à cette réforme, elle doit encore être débattue et votée au Parlement.