L’Aïd el-Fitr approche à grands pas, et avec lui, l’effervescence des préparatifs culinaires typiques de cette fête en Algérie.
Les cuisines algériennes s’animent, embaumant les délicieuses senteurs des gâteaux traditionnels : baklawa, makroud, cornes de gazelle, ghraibia, l’incontournable bniwen algérien sans oublier une multitude d’autres douceurs aussi belles que savoureuses, dont la beauté et le goût raffiné, hérités de nos grand-mères de génération en génération, ne laissent personne indifférent.
Mais ces dernières années, une nouvelle tendance s’est invitée sur les tables de l’Aïd : les feuilles d’or. Utilisées pour sublimer les gâteaux dits « prestiges », elles apportent une touche d’élégance et de modernité à ces douceurs ancestrales.
Or, ces gâteaux algériens, reconnus à travers le monde pour leur esthétique raffinée et leur saveur exquise, se voient désormais parés d’un ornement qui pourrait bien compromettre la santé des consommateurs.
C’est du moins ce que révèle une alerte lancée par l’Organisation Algérienne de Protection et d’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE).
🟢 À LIRE AUSSI : Aïd El-Fitr 2025 / Fonction Publique : Les 03 premiers jours de Chawwal déclarés fériés et payés
Selon un communiqué publié par l’organisation, ces décorations contiendraient des substances potentiellement dangereuses pour la santé.
Gâteaux de l’Aïd : Décryptage des composants dangereux
Parmi les composants incriminés figurent le dioxyde de titane, l’oxyde de fer, ainsi que des nanoparticules trop fines pour être digérées ou éliminées par l’organisme.
Ces particules, une fois ingérées, traverseraient la paroi intestinale pour atteindre des organes vitaux comme le foie, le cerveau et les poumons.
Les risques sanitaires associés à leur consommation seraient multiples :
- Cancers,
- Troubles de la croissance,
- Maladies auto-immunes,
- Alzheimer,
- Infertilité,
- voire des malformations fœtales.
L’organisation met également en garde contre les brillants alimentaires (utilisés pour donner un aspect lustré aux gâteaux), souvent composés d’oxyde de fer et de dioxyde de titane, ce dernier étant pointé du doigt pour son impact sur l’ADN. Face à ces dangers, les experts recommandent d’éviter tout aliment contenant ces additifs.
🟢 À LIRE AUSSI : Aïd el-Fitr 2025 : horaires des bus, trains et métro vers la Grande Mosquée et les quartiers d’Alger
Si les gâteaux parés de feuilles d’or séduisent par leur éclat prestigieux, un retour à l’essentiel s’impose. Les recettes transmises par nos aïeules, véritables joyaux du patrimoine culinaire algérien, n’ont-elles pas traversé les siècles sans artifice ? Leur secret réside dans leur authenticité : une alchimie de saveurs naturelles, de savoir-faire artisanal et de convivialité familiale. La préservation de notre héritage gastronomique passe aussi par la protection de notre santé.
À l’heure où les gâteaux « tendance » fleurissent, rappelons que la véritable élégance réside dans la fidélité à nos traditions. Car un gâteau n’a pas besoin d’être doré pour être précieux – il lui suffit d’être préparé avec ce qui a toujours fait sa valeur : des ingrédients sains, un savoir-faire ancestral, et toute la chaleur des fêtes familiales.