La consommation d’engrais du continent africain pourrait se chiffrer, à l’horizon 2030, à 13,6 millions de tonnes contre 7,6 millions actuellement, prédit la Commodities Research Unit (CRU), un cabinet-conseil spécialisé dans les mines, les engrais et les métaux.
D’après les analystes de la firme britannique, cet essor sera essentiellement porté par l’Afrique de l’Ouest et de l’Est qui devraient enregistrer d’importantes progressions de leur consommation, d’ici les 10 à 15 prochaines années.
L’Afrique de l’Ouest pourrait ainsi voir sa consommation d’engrais plus que doubler, passant de 1,9 million à 4,6 millions de tonnes d’ici 2030, selon les pronostics de Peter Hefferman, en charge de la division engrais et produits chimiques chez CRU.
« Ces deux régions affichent la plus forte croissance de la consommation d’engrais dans le monde actuellement. », note l’expert en marge d’une conférence sur les engrais à Cape Town en Afrique du Sud.
Il faut souligner que l’Afrique de l’Ouest est l’une des parties du continent les plus dynamiques en ce qui concerne les investissements dans l’industrie des engrais avec comme principale tête de pont, le Nigeria.
Le pays qui abrite déjà la plus importante usine d’urée du monde, exploitée par Indorama Eleme Fertilizer & Chemicals Limited (IEFCL), devrait voir d’ici la fin de cette année, l’entrée en service d’une nouvelle usine de 1,5 million de tonnes d’engrais développée par Aliko Dangote. APS