Pétrole: Les marchés ont fini «plombés»

Pétrole: Les marchés ont fini «plombés»

C’est une semaine pas vraiment propice si on espérait voir un peu plus clair dans la tendance qu’allaient prendre les cours du pétrole ces prochaines semaines. Même si, comme bien établi, personne ne peut préjuger de quoi que ce soit sur un marché plus sensible encore que jamais tel que l’illustrent les cours volatiles de ces derniers jours.

Une volatilité qui s’est pleinement exprimée ce week-end. Les cours du pétrole ont, en effet, commencé à grimper en matinée dans des proportions très légères sur un marché extrêmement prudent. Ainsi, vers la mi-journée de vendredi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, était en hausse de 19 cents par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour la même échéance a réussi à grappiller 7 cents à une heure après son ouverture. Selon Ole Hansen, un analyste de la Saxo Bank, cité par l’AFP, il semblait que le marché ait pris en compte le calme intervenu dans les tensions commerciales «ce qui devrait profiter à la demande mondiale de pétrole».

Le scénario des premières heures après l’ouverture, marqué par une très légère tendance à la hausse, a finalement laissé place à une autre configuration du marché en raison de l’entrée en lice du rapport de la société Baker Hughes faisant état de l’entrée en production de trois nouveaux puits aux Etats-Unis qui sont venus s’ajouter aux 858 en activité à la fin de la semaine d’avant, annonçant ainsi une offre plus importante dans les jours et semaines à venir. Une donne dont l’effet a été presque immédiat sur les cours qui, en clôture sur l’Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a lâché 25 cents en terminant à 74, 29 dollars, alors que sur le marché new-yorkais, le baril de Light Sweet Crude a perdu 92 cents, fermant à 68,69 dollars, bouclant ainsi en plomb une semaine chargée en incertitudes.

Az. Maktour/Agences