Alors que la semaine touche à sa fin, les conditions météorologiques continuent d’évoluer, apportant leur lot de variations. Pour ce jeudi 3 avril, les prévisions annoncent des perturbations persistantes dans certaines régions du sud du pays.
L’Office National de la Météorologie (ONM) a émis une alerte de vigilance jaune pour des vents violents accompagnés de soulèvements de sable. Cette mise en garde concerne plusieurs wilayas, notamment Sidi Bel Abbès, Ouargla, El Oued, Ghardaïa, Touggourt, Tlemcen, El Meniaa, El Bayadh, El M’Ghair, Saïda et Naâma. Sur ces zones, les conditions pourraient entraîner une visibilité réduite sur les routes, nécessitant une grande prudence pour les automobilistes.
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Du côté des prévisions météo générales, le ciel restera voilé sur les régions côtières, tandis qu’un temps globalement dégagé dominera l’intérieur du pays. Dans le sud, un ciel ensoleillé prédominera, à l’exception de l’extrême sud où quelques passages nuageux viendront ponctuer la journée.
Dette climatique : un impératif pour l’urbanisation durable de l’Afrique
Les pays industrialisés ont bâti leur prospérité sur l’exploitation massive des combustibles fossiles, accélérant ainsi leur urbanisation. Cette dynamique a entraîné une augmentation considérable des émissions de gaz à effet de serre, principale cause du changement climatique.
Pourtant, les nations les plus vulnérables, notamment en Afrique subsaharienne, ne portent qu’une infime part de responsabilité dans cette crise, avec moins de 4 % des émissions mondiales. Aujourd’hui, la dette climatique des pays riches envers l’Afrique soulève un enjeu crucial : celui du financement d’une transition urbaine durable pour le continent.
Une urbanisation africaine freinée par le manque de financements
L’Afrique connaît un essor urbain fulgurant. D’ici à 2050, près d’un milliard de personnes supplémentaires s’installeront dans ses villes. Pour répondre à cette croissance, des investissements massifs sont nécessaires, particulièrement dans le logement, l’énergie, les infrastructures de transport et l’adaptation aux catastrophes climatiques. Or, l’accès aux financements demeure un obstacle majeur.
Selon un rapport de l’ONG Action Aid, les pays développés doivent 36 000 milliards de dollars aux nations africaines au titre de la dette climatique. Pourtant, l’Afrique subsaharienne ne perçoit que 5 % des fonds mondiaux destinés à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation aux nouveaux défis environnementaux. Ce déséquilibre entrave les projets urbains essentiels et expose les villes africaines à des risques accrus liés aux vagues de chaleur, aux inondations et aux pénuries d’eau.
Une dette climatique largement impayée
Le concept de dette climatique repose sur une réalité incontestable : les pays industrialisés ont dépassé leur part équitable d’émissions de CO2, exploitant ainsi l’atmosphère au détriment des nations en développement. En conséquence, ils ont la responsabilité de compenser ces déséquilibres en soutenant financièrement les pays les plus affectés par le réchauffement climatique.
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L’Accord de Paris de 2015 avait fixé un objectif de 100 milliards de dollars par an pour aider les nations en développement à faire face aux impacts climatiques. En 2024, ce montant a été revu à 300 milliards de dollars lors des négociations de la COP29 à Bakou. Cependant, ces engagements restent largement inachevés. Certains experts estiment que la véritable dette climatique s’élève à 192 000 milliards de dollars, soit près de 4 000 milliards de dollars annuels jusqu’en 2050.
L’inaction des nations industrialisées face à leurs responsabilités ne peut plus durer. Rééquilibrer les engagements financiers en faveur des pays africains ne relève pas d’un simple geste humanitaire, mais d’une nécessité absolue pour un avenir mondial plus juste et résilient.