L’effet Ghibli a rapidement conquis les réseaux sociaux. En quelques jours, cette esthétique inspirée du studio d’animation japonais est devenue un phénomène viral que la plupart d’entre nous a vu passer, voire même essayé.
Tout a commencé fin mars 2025, lorsque OpenAi déploie une nouvelle version de ChatGPT capable de générer des images dans des styles précis. Aussitôt, les utilisateurs découvrent qu’ils peuvent transformer n’importe quelle photo en scène inspirée du studio Ghibli.
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La tendance « Ghibli effect » s’empare des réseaux sociaux
Très vite, internet s’est rempli de ces illustrations rêveuses aux couleurs douces. Animaux, familles, moments historiques… Tout était transformé à la manière de Miyazaki. En effet, les fans de ce studio d’animation, à l’origine de grands classiques tels que « Mon voisin Totoro » ou encore « le voyage de Chihiro » n’ont pas hésité à tester cette nouvelle fonctionnalité de ChatGPT.
Cette nouvelle fonctionnalité de ChatGPT permet d’appliquer le style visuel distinctif de Miyazaki à n’importe quelle image. Il aura fallu une nouvelle version de cette intelligence artificielle, notamment ChatGPT-40, pour que la planète connectée se rue sur cette nouvelle option.
Le phénomène est là : on appelle désormais « Ghibli effect« cette tendance à transposer le monde réel dans l’esthétique des films Ghibli.
L’IA de ChatGPT sur un terrain sensible
De son côté, OpenAI n’a rien fait pour freiner cette tendance, bien au contraire, l’entreprise a semblé encourager ces expérimentations. D’ailleurs, elle avait initialement indiqué que le nouveau modèle serait disponible pour tous les utilisateurs de ChatGPT. Cependant, le patron d’OpenAI, Sam Altman, a annoncé un report pour la version gratuite. « Les images de ChatGPT sont beaucoup plus demandées que ce que nous imaginions (et nous avions des attentes élevées) » a-t-il expliqué.
Tandis que l’effet Ghibli devient viral sur les réseaux, OpenAI, de son côté, n’a pas d’accord de licence avec le célèbre studio. Plusieurs internautes ont ainsi témoigné du refus de ChatGPT de traiter des demandes faisant référence au Studio Ghibli, en invoquant une infraction au règlement d’OpenAI.
Cette tendance a ravivé, sur les réseaux sociaux, le débat concernant l’usage non autorisé de données (images, textes, vidéos, sons, dessins…) par les grandes entreprises de l’IA génératives pour créer leurs systèmes. D’ailleurs, plusieurs de ces entreprises sont poursuivies en justice, aux États-Unis d’Amérique, et ce, pour violation de la propriété intellectuelle, mais aucun jugement de fond n’a encore été rendu.
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