Vers une grâce présidentielle ? Du nouveau dans l’affaire Boualem Sansal

Vers une grâce présidentielle ? Du nouveau dans l’affaire Boualem Sansal

Condamné à cinq ans de prison ferme en Algérie, Boualem Sansal a décidé de faire appel de cette sentence, selon son avocat français, Maître François Zimeray.

Cette annonce intervient alors que les relations diplomatiques entre Alger et Paris connaissent un répit après des mois de tensions.

Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune a reçu un appel de son homologue français Emmanuel Macron, qui a appelé à un « geste de clémence et d’humanité » en faveur de l’écrivain.

Son avocat a par ailleurs précisé que « l’appel ne fait pas obstacle à l’application du droit de grâce, en vertu de l’article 91 de la Constitution algérienne », laissant entrevoir une possible issue politique à cette affaire.

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Le 27 mars dernier, le tribunal correctionnel de Dar El Beida, près d’Alger, a condamné Boualem Sansal pour « atteinte à la sûreté de l’État ». En effet, l’écrivain s’était exprimé dans un média français d’extrême droite, Frontières, où il avait mis en cause l’histoire des frontières algériennes, reprenant des thèses controversées sur l’héritage territorial de la période coloniale.

Boualem Sansal fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison ferme : vers une grâce présidentielle ?

Lors du procès, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison ferme contre Boualem Sansal avant que le tribunal ne prononce une condamnation à cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende d’un million de dinars.

Son arrestation, en novembre dernier, avait accentué les crispations entre Alger et Paris, alors que les relations bilatérales étaient déjà fragilisées par des désaccords géopolitiques, notamment sur la question du Sahara occidental. Toutefois, le climat semble s’être apaisé avec la relance annoncée de la coopération migratoire et sécuritaire entre les deux pays.

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La possibilité d’une grâce accordée à Boualem Sansal reste en suspens. Son avocat continue de plaider en faveur de cette option, tout en rappelant qu’il n’a jamais obtenu de visa algérien pour assurer directement la défense de son client.

En somme, l’issue de cette affaire demeure incertaine. Reste donc à voir si l’État Algérien accepte d’accorder cette grâce à Boualem Sansal, sous l’effet de la récente évolution des relations entre Alger et Paris.