LLe wali de Tiaret, Khalil Saïd, a annoncé la réouverture exceptionnelle du marché hebdomadaire aux bestiaux de la commune de Sougueur. La réouverture du marché, prévue chaque samedi matin de 5 heures à midi, concernera exclusivement les éleveurs et propriétaires de bétail de la wilaya de Tiaret. Cette restriction permettra de limiter les risques de propagation des maladies animales dans la région.
Pour garantir des conditions sanitaires optimales, les autorités ont instauré plusieurs mesures de prévention. L’Inspection vétérinaire et les services municipaux d’hygiène superviseront l’ensemble des opérations. Ils appliqueront également un principe de « circulation à sens unique » afin de faciliter le contrôle vétérinaire et de réduire les risques de contamination.
Une surveillance continue et une fermeture en cas d’aggravation
La municipalité de Sougueur sera responsable de la désinfection du marché, notamment à travers la mise en place de bassins de décontamination aux entrées et sorties. En cas d’aggravation de la situation sanitaire dans la wilaya, les autorités se réservent le droit de fermer à nouveau le marché. L’exécution de cette décision sera confiée au wali délégué de la circonscription administrative de Ksar Chellala, au secrétaire général de la wilaya et aux services de sécurité et d’agriculture.
Un plan gouvernemental pour assurer la disponibilité des viandes
En parallèle de cette réouverture, le gouvernement a alors pris plusieurs mesures pour assurer l’approvisionnement en viande rouge et blanche. Une partie du cheptel sera spécialement destinée à l’Aïd al-Adha afin d’éviter une flambée des prix et de garantir une offre suffisante.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Youssef Charfa, a alors précisé que cette stratégie repose sur la valorisation des filières animales, notamment celle de la viande rouge. L’objectif principal est d’intensifier la production locale tout en préservant les races nationales.
Pour encourager l’élevage et améliorer les conditions de production, le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement :
- Vaccination gratuite du bétail.
- Subventions pour l’achat d’aliments comme l’orge fourrager et le son.
- Réhabilitation des pâturages et régulation du pâturage intensif.
- Facilité d’accès aux terres agricoles et aux crédits destinés au développement de l’élevage.
Les autorités ont mis en plus une commission nationale en décembre 2024 pour relancer la production locale de viande rouge. Elle regroupe des représentants de l’Union nationale des agriculteurs algériens et de la Chambre nationale de l’agriculture.
Un équilibre entre importation et production locale
Pour garantir la stabilité du marché et éviter toute pénurie, les autorités ont accordé des licences d’importation de viande rouge fraîche, de veaux d’engraissement et de bovins aux opérateurs économiques.
Une commission interministérielle a mis en place un dispositif pour superviser ces importations et assurer leur bon déroulement.
En parallèle, plusieurs entreprises publiques du secteur agroalimentaire ont signé un accord de partenariat afin de constituer un stock stratégique de viande rouge et blanche. Elles distribueront ces stocks à des prix abordables via des points de vente agréés.
Enfin, les autorités ont conclu des accords sanitaires avec plusieurs pays exportateurs pour éviter tout problème logistique susceptible de perturber l’approvisionnement national.
Grâce à ces mesures, le gouvernement espère stabiliser les prix, renforcer la filière de l’élevage et garantir un approvisionnement régulier en viande rouge et blanche pour les consommateurs.